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Portrait d'une bénévole: Marie-Reine Lafarge

30 mars 2016 - 14:54

(Photo de Marie-Reine avec sa médaille d'honneur remise par le District de la Charente)

Au four et au moulin, chaque week-end, mais aussi en semaine, Marie-Reine est connue de toutes et tous au club. Arrivée au club il y a plus de trente ans, celle qui a connu huit présidents est aujourd'hui fière d'accompagner la troisième génération en U15.

Les soirs de match seniors, vous pouvez la retrouver derrière la buvette. Les après-midi de match U15, elle est au bord du terrain et vient donner de quoi reprendre des forces, dans les vestiaires, à la mi-temps. En semaine, elle est encore là, pour s'occuper des maillots.

Lorsque les joueuses et les joueurs enfilent les maillots les week-end, ils ne se rendent pas forcément compte du travail de fourmi effectué en amont. «Je m'occupe de la buvette et, pour les maillots, je venais environ dix fois en trois jours jusqu'à l'année dernière, explique-t-elle. Maintenant je ne fais que le dimanche. Sylvie Martial, Monique Matten et Marie-France Bernardeau s'en occupent aussi.»

Dirigeante depuis 31 ans

Il y a plus de trente ans, Marie-Reine Lafarge est venue au club en accompagnant son fils, un certain Jean-Marc Lafarge. Aujourd'hui, elle est membre du comité directeur alors que le fils est dirigeant pour les équipes B et U15, la belle-fille Barbara elle-aussi dirigeante au club et le tout dernier, Tanguy, est joueur en U15. Elle se souvient de la manière dont elle est arrivée à l'US Chasseneuil.

«J'ai commencé avec Jean Marc quand il était petit, confie-t-elle. Je l'emmenais aux matches. Il était apprenti pâtissier, travaillait le dimanche matin, et les matches étaient le dimanche matin à la sortie du boulot. Ma belle-fille, Barbara, était arbitre.

Je suis dirigeante depuis 31 ans. J'ai commencé en tant que trésorière adjointe, avant d'être trésorière et, aujourd'hui, secrétaire adjointe. Sans Tanguy, je ne sais pas si je serais encore au club. Mais j'aime beaucoup le club de Chasseneuil, son ambiance. C'est toujours sympa.»

Pour résumer le club en un mot, elle choisit d'ailleurs celui-ci: famille. «Surtout celui-ci» précise-t-elle alors qu'elle regrette, comme nombre de personnes, ce qui a pu se passer en début de saison. Mais le club en a vu d'autres et la place de la famille a repris son importance.

Lebon toujours dans la tête

Si Marie-Reine ne devait retenir qu'un seul souvenir de ses plus de trois décennies au club, c'est la finale U13 de Tanguy en 2014 avec Jean-Marc en éducateur. «J'y ai donné le coup d'envoi du match. Je m'en souviens encore, c'était une grosse émotion» ajoute-t-elle avec un large sourire.

Femme au gros caractère, elle est aussi connue pour cela avec quelques coups de gueule. Mais lorsque la nature revient au galop, pas simple de se contenir. «Je sais que j'ai un gros caractère, confirme-t-elle. Je ne le fais pas parce que je suis méchante mais je m'emporte facilement, c'est très prenant. Ça déborde même des fois.»

Cuisinière, à la retraite, au lycée de Chasseneuil, elle a pu voir passer quelques générations et de nombreux copains de Jean-Marc, qu'elle revoit encore aujourd'hui. Quant à la suite, cela dépendra de son mari, Amédée, présent lors des matches U15 mais pour qui cela reste difficile de se déplacer. A chaque match, elle doit rapprocher la voiture au maximum pour qu'il puisse regarder le match assis.

«Je ne me vois plus trop longtemps au club, affirme-t-elle. Je veux m'occuper de mon mari qui ne peut plus trop se déplacer. Je pense que c'est ma dernière saison. Même si moralement ça fait du bien de venir. Je vais avoir 69 ans et maintenant je peine.»

Le travail de fourmi est très peu visible pour les joueurs du club mais prenez conscience de ce qui se fait. Merci Marie-Reine.

Guillaume DRECHSLER

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